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Paraphysique de biocénose

Produire pour produire, mentir pour se faire élire...
" L'honnête homme du vingt-et-unième siècle sera anarchiste "

Georges Simenon ( 1903 - 1989 ) dit en 1958

Le besoin aliment le besoin
La misère alimente la misère
La guerre alimente la guerre
La faim alimente la faim
Le crime alimente le crime
Le vol alimente le vol
Dans une société complètement folle
Au fond
Et c'est une généralisation
Tant pour le nazisme
Tant pour le fascisme
Tant pour le stalinisme
Trois enfants du capitalisme
L'accouchement n'est pas difficile
C'est comme la suite facile
Tout résiderait dans les gènes
L'on voit où cela mène
Tout résiderait dans le sang
De naissance, l'être humain serait méchant
Tout, pourtant, prouve le contraire
Mais la vérité importe peu à l'idéologie réactionnaire
Comme l'hygiène raciale
De toute idéologie nationale
Toujours, elle poursuit
La neurologie du système nazi
La psychiatrie du système nazi
Déjà, de fait, bien avant la folie nazie
Folie avec une loi de stérilisation
Qui concerna vingt pour cent de la population
Tous les gens considérés comme anormaux
Ce qui n'est pas conforme, toutes les asociales, tous les asociaux
Ainsi
L'examen des organes génitaux
Avant le mariage, au cas où ils seraient faux
Ceci dit, dans les années 1950, à l'école
En France, ne croyez pas que je rigole
La femme médecin touchait les testicules des enfants
Pour vérifier leur place, cela n'était pas traumatisant
Donc, comme un reste d'eugénisme
Avant et encore après le nazisme
Toutes les dérives du capitalisme !
Avec le concept, aussi, de santé héréditaire
De feu Alexis Carrel aux médecins nazis peu amènes
De cette médecine qui à l'inhumanité dit amen
Et de grandes figures comme leaders
Dès 1939
En Allemagne, élimination des malades mentaux
Aussi des malades physiques, non, rien n'est faux
Il y eut une liste
Pour même le nazisme, un kyste
70.000 personnes à éliminer
Ou au mieux les stériliser
Un eugénisme éclectique
Biologique et psychologique
Politique et économique
Et enfin, bien avant les camps
Le centre de gazage de Brandenbourg, édifiant
Avec la complicité de la psychiatrie nazie
Qui fut de la partie aussi
70.273 personnes gazées
Pour plus tard prévoir, et une façon d'expérimenter
Et des millions de gens complices
C'est encore pire que la police
Peste émotionnelle, la bêtise est contagieuse, le pire des vices !
Tout comme les gouvernements
Car il ne faudrait plus aucun gouvernement
Pendant la guerre, des bombardements
Souvent avec peu de précision
Donnant ainsi raison à la réaction
Ce qui est fait à l'aveugle
Met la population en rogne
Sur le prétendu allié, on cogne
La famille des victimes, meugle
Et des morts inutiles parmi les civils
Une aide meurtrière qui porte des faux-cils
Ainsi
Entre 1940 et 1945
60.000 victimes
Quand l'aide alliée décime
Dont
Une bombe sur quatre
Fut larguée sur la France
Quand le bombardier éjacule sa semence
1943, Hambourg, 40.000 sacrifiés
1943, Nantes, 1000 sacrifiés, cible ratée
1943, 37000 bombardiers fabriqués
Par ceux qui étaient des alliés
Mais
En novembre 1940, déjà, les nazis
En Angleterre, Coventry, fut entièrement détruit !
Des nazis et des alliés, c'est ballot
C'est la rubrique des dommages collatéraux
De la pensée militaire
Donc, de la pensée réactionnaire
Rien ne peut-être plus idiot
Et les aviateurs par ailleurs maladroits
Contre le nazisme, ils eurent la foi
100.000 cadavres, une roulette russe
Dans le ciel canonné, ils s'agitaient comme des puces
La plupart se dopant au maxiton
L'amphétamine de grande généralisation
Des bavures des bombardements
Des bombardements des bavures
De la démence humaine, l'inévitable figure
Quand neuf bombes sur dix
N'atteignaient pas l'objectif
Mais c'est la guerre, garde à vous, fixe
Personne n'était plus émotif
Tout était détruit, rasé
Enfants, femmes, hommes, explosés, déchiquetés
Les riches pouvaient partir, se déplacer
Les pauvres étaient obligés de rester
Une lutte des classes jamais gommée
Et partout des feux d'artifice
Mais avec la Camarde comme seule épice
Comme cet homme qui pendant deux mois
Trimballa la tête de sa fille, le regard plein d'effroi
Dans une soupière, de la guerre, c'est la loi !
Mais à toutes les époques
De la fraternité, les guerres se moquent
Cela n'est que de l'incrément
Et la mort comme ajout, comme impétrant
De toute guerre, c'est l'excrément
Avec ses fonctionnaires anaphores
Qui font les beaux, qui font les forts
C'est toujours d'hier et d'aujourd'hui
Cela revient comme la pluie
Puis il fait beau, puis c'est l'oubli
Cela n'est pas beau
Cela n'est pas rigolo
Tout ce que j'écris
Certes, tout le caca de la vie
Que le poète Sergio Falcone, lui, au moins, apprécie
De l'école à l'armée
De l'armée au cimetière
De l'école à l'église
De l'école à l'entreprise
Sans qu'aucunement, je ne médise
Et même des prêtres soldats
Car la guerre serait divine, voilà
La guerre de la propriété
La propriété de la guerre
Maintenant, c'est la guerre de l'économie
L'économie de la guerre
Tous les fabricants de la mort
Fabrication pauvre, funeste sort !
Des pesticides transformés en des pains Jacquet
Je n'invente rien, ce sont des faits
L'agriculture intensive du blé cloné
Au détriment d'un blé plus diversifié
Monsanto et l'agent orange
Bayer et le Zyklon B
DuPont Pioneer, Syngenta
Tous les monstres que voilà
Pourtant
Et c'est paradoxalement encourageant
72 pour cent de l'alimentation mondiale
C'est le produit de petites fermes, c'est peu banal
Dans le même temps
Mais là, pas dans le même mouvement
Les graines commencent d'être privatisées
Des multinationales cela devient la propriété
Tout le vivant en privatisation
Du capitalisme et de sa sélection
La course au profit
Le profit de la course
Les semenciers du capital
Qui de la nature sont le mal
Produire pour produire
Pour mentir et se faire élire
De la marchandise pour les pauvres
De la marchandise pour les riches
Mais pour la biocénose, une seule niche !
En France
La production intensive à outrance
Ainsi chaque année
24 milliards de litres de lait sont collectés
Mais dix pour cent sont bus tels quels
Quand ils sortent des mamelles
Tout le reste est raffiné
D'une façon l'autre, du lait trafiqué
Des vaches génétiquement profilées
De granules énergétiques, elles sont gavées
8000 litres de lait par an
Par vache Holstein, c'est dément
Le monde entier est délirant
C'est devenu celui de feu ( 1928 - 1982 ) Philip K. Dick
L'incarnation de son utopie technologique
" Do Androïds Dream of Electric Sheep " ( Blade Runner )
"Minority Report ", " Total Recall ", tout un monde visionnaire
De l'Histoire spéculative
Dick fut le plus dissident, l'un des précurseurs
Quand cela n'était pas encore l'heure
De notre seule réalité virtuelle, maladive
Il fut persécuté par la police
Quitta son pays à la réaction qui pisse !
Et en effet, de moins en moins
De résistance massive, c'est certain
Alors
Que le monde est de plus en plus crétin
Un monde du chacun pour soi, terrifiant
Pour ne plus sortir de chez soi, navrant
Toutes nos certitudes
Qui se sont construites sur du sable
De quoi péter un câble
Les religions qui reviennent à l'étude
Et qui provoquent une profonde hébétude
Toute religion est à vomir
Toute idéologie est à fuir
Toute prison est à détruire
Comme Fleury-Mérogis, plus grande prison d'Europe
Prison surpeuplée, environ 4000 détenus, l'islamisme au top
211 islamistes radicaux, pas encore le flop
Islamistes incarcérés en France, 4000 en même mouvance
La misère capitaliste échoue sa danse
Mais tous les fanatismes se valent
Toutes les religions, toutes les idéologies, en trimballent
Il faut de toutes les inepties
De tout cela, un grand incendie
Mettre enfin un peu de raison dans nos esprits
Tout repenser, tout redéfinir et tout déconstruire, il faut l'anarchie !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien (  http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway index"

"The honest man of the twenty-first century will be anarchist"

Georges Simenon (1903 - 1989) says in 1958

The need feeds the need
Misery fueling misery
War fuels war
Hunger feeds hunger
Crime fuels crime
The flight feeds the flight
In a crazy society
Basically
And it's a generalization
So much for Nazism
So much for fascism
Both for Stalinism
Three children of capitalism
Childbirth is not difficult
It's like the easy next
Everything would reside in the genes
We see where this leads
Everything would reside in the blood
From birth, the human being would be mean
Everything, however, proves the opposite
But the truth does not matter to the reactionary ideology
Like racial hygiene
From any national ideology
Still, she continues
The neurology of the Nazi system
Psychiatry of the Nazi system
Already, well before the Nazi madness
Madness with a sterilization law
Who concerned twenty percent of the population
All people considered abnormal
What is not in conformity, all the asocials, all the asocials
So
Examination of the genitals
Before the wedding, in case they are fake
That said, in the 1950s, at school
In France, do not think I'm kidding
The female doctor touched the testicles of the children
To check their place, it was not traumatic
So, like a remnant of eugenics
Before and after Nazism
All the drifts of capitalism!
With the concept, too, of hereditary health
From the late Alexis Carrel to the nasty little Nazi doctors
From this medicine that to inhumanity says amen
And great figures as leaders
From 1939
In Germany, elimination of the mentally ill
Also physical patients, no, nothing is wrong
There was a list
For even Nazism, a cyst
70,000 people to eliminate
Or at best sterilize them
An eclectic eugenics
Biological and psychological
Political and economic
And finally, well before the camps
The gassing center of Brandenburg, building
With the complicity of Nazi psychiatry
Who was there too?
70,273 people gassed
For later planning, and a way to experiment
And millions of accomplices
It's even worse than the police
Emotional plague, stupidity is contagious, the worst of vices!
Just like governments
Because no more government
During the war, shelling
Often with little precision
Thus giving reason to the reaction
What is done to the blind
Puts the population
On the alleged ally, one knocks
The family of victims, mule
And unnecessary deaths among civilians
A deadly aid that carries false eyelashes
So
Between 1940 and 1945
60,000 victims
When Allied Aid decimates
Whose
One in four bombs
Was dropped on France
When the bomber ejaculates his seed
1943, Hamburg, 40,000 sacrificed
1943, Nantes, 1000 sacrificed, missed target
1943, 37,000 manufactured bombers
By those who were allies
But
In November 1940, already, the Nazis
In England, Coventry was completely destroyed!
Nazis and allies, it's nerd
This is the rubric of collateral damage
Military thinking
So, reactionary thinking
Nothing can be more stupid
And otherwise clumsy aviators
Against Nazism, they had faith
100,000 corpses, a Russian roulette
In the canary sky, they fluttered like fleas
Most doping maxiton
Amphetamine of great generalization
Burrs from the bombings
Bombing burrs
From human dementia, the inevitable figure
When nine bombs out of ten
Did not reach the goal
But it's war, watch out, fix
Nobody was more emotional
Everything was destroyed, shaved
Children, women, men, exploded, shredded
The rich could leave, move
The poor were forced to stay
A class struggle never erased
And everywhere fireworks
But with the Camarde as the only spice
Like this man who for two months
Trimballa the head of his daughter, the look full of dread
In a tureen, of the war, it is the law!
But at all times
Fraternity, wars make fun
This is only increment
And death as an addition, as an important
From any war, it is the excrement
With his anaphora officials
Who make the beautiful, who make the strong
It's still yesterday and today
It's like rain
Then it's nice, then it's forgetting
This is not good
This is not funny
All I write
Certainly, all the poop of life
That the poet Sergio Falcone, at least, appreciates
From school to the army
From the army to the cemetery
From school to church
From school to business
Without any, I do not mediate
And even soldiers priests
Because the war would be divine, that's it
The war of ownership
The property of war
Now it's the war of the economy
The economy of war
All manufacturers of death
Poor manufacturing, fatal fate!
Pesticides turned into Jacquet breads
I'm not inventing anything, these are facts
Intensive agriculture of cloned wheat
At the expense of a more diversified wheat
Monsanto and Agent Orange
Bayer and Zyklon B
DuPont Pioneer, Syngenta
All the monsters that are
However
And it's paradoxically encouraging
72 percent of the world's food
It is the product of small farms, it is not commonplace
At the same time
But here, not in the same movement
Seeds begin to be privatized
Multinationals that becomes the property
All living in privatization
Capitalism and its selection
The race for profit
The profit of the race
The seeds of capital
Who of nature are evil
Produce to produce
To lie and get elected
Goods for the poor
Merchandise for the rich
But for the biocenosis, only one niche!
In France
Intensive production
So every year
24 billion liters of milk are collected
But ten percent are bus as is
When they come out of the breasts
Everything else is refined
One way the other, milk trafficked
Genetically profiled cows
Energy granules, they are force-fed
8000 liters of milk per year
By Holstein cow, it's insane
The whole world is delusional
It became that of fire (1928 - 1982) Philip K. Dick
The incarnation of his technological utopia
"Do Androids Dream of Electric Sheep" (Blade Runner)
"Minority Report", "Total Recall", a visionary world
From speculative history
Dick was the most dissident, one of the forerunners
When it was not yet time
From our only virtual reality, sickly
He was persecuted by the police
Left his country to the reaction that piss!
And indeed, less and less
Of massive resistance, it is certain
So
That the world is more and more morons
A world of everyone for himself, terrifying
To stop leaving home, heartbreaking
All our certainties
Who built on sand
What to fart a cable
Religions that come back to study
And that cause a deep stupor
Any religion is to vomit
Any ideology is to flee
Every prison is to be destroyed
Like Fleury-Mérogis, the biggest prison in Europe
Prison overcrowded, about 4000 detainees, Islamism at the top
211 radical Islamists, not yet the flop
Islamists incarcerated in France, 4000 in the same movement
Capitalist misery fails his dance
But all fanaticisms are equal
All religions, all ideologies, lug around
It takes all the nonsense
From all this, a big fire
Finally put a little reason in our minds
To rethink everything, to redefine everything and to deconstruct everything, you need anarchy!

Patrice Faubert (2016) puète, peuète, pouete, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/) Pat says the guest on "hiway index"